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Nous quittons l'Écosse

  • Photo du rédacteur: Denis
    Denis
  • 9 nov. 2021
  • 3 min de lecture

Après quatre semaines en Écosse, il nous reste tant de choses à voir !

Pourtant, nous avons décidé d'arrêter là.


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Ce n'est pas tant à cause de la météo : il ne fait pas vraiment froid et nous nous sommes habitués à ce qu'il pleuve tous les jours ou presque, ce qui n'empêche pas de bénéficier de belles éclaircies.


Ce qui pose problème, et c'est la première fois que nous sommes confrontés à cela depuis plus de sept ans que nous pratiquons le camping-car, c'est le manque d'infrastructures.


Contrairement aux autres pays que nous avons visités jusqu'à présent, il n'existe pas d'aires de service où l'on peut vidanger les eaux usées, les toilettes et remplir le réservoir d'eau potable,même pas sur les autoroutes.

Les seuls endroits où cela est possible sont les campings, et seulement certains d'entre eux sont équipés.

Pire: la majorité de ces campings refuse purement et simplement de mettre ces équipements à disposition pour les voyageurs de passage, même à titre payant : il faut y passer au moins une nuit.


C'est à tel point compliqué que la Région d'Argyll & Bute, par exemple, a mis en ligne une carte des campings proposant ces services pour les camping-cars, vans aménagés et autres fourgons, en indiquant par une couleur spécifique ceux qui acceptent les services de passage.


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Les campings acceptant les services de passage sont en jaune.


Ce que nous préférons, c'est le stationnement libre, qui nous permet de nous installer à de très beaux endroits, loin de tout, et de nous réveiller avec une vue différente chaque matin.


Écosse, Uisken, île de Mull

Italie, Pouilles, Torre Pozzella

Monténégro, baie de Kotor

Pyrénées françaises

Depuis notre arrivée au Royaume-Uni, nous devons gérer cette contrainte supplémentaire.

Nous avons une autonomie de 3 jours et deux nuits avec nos 130 litres d'eau et nos deux cassettes de WC. Dans les autres pays, il nous suffit de nous arrêter quelques minutes tous les trois jours pour faire nos vidanges.

Ici, nous devons prévoir une nuit en camping "obligatoire" après deux nuits en stationnement libre. C'est une préoccupation omniprésente, qui gâche un peu le sentiment de liberté du voyage.


Nous ignorons si c'est une volonté politique, le lobby des gérants de campings ou un manque de moyens.

Ce que nous constatons, c'est que les campeurs britanniques sont des caravaniers. Le nombre de caravanes croisées sur la route et vus dans les campings est impressionnant. Pour eux, tout est prévu pour rester installés longtemps au même endroit.

D'ailleurs, ici, quasiment tous les campings s'appellent caravan park.

Ceci explique peut-être cela.


Et l'impact financier n'est pas neutre : en Écosse, il faut payer entre 25 et 30 Livres Sterling par nuit (30 à 35 €), auxquels s'ajoutent souvent 5 £ par nuit pour le forfait de mise à disposition d'électricité, dont nous n'avons pas du tout besoin, mais facturé d'office.

Pour fixer les idées, utiliser une aire de services en France coûte généralement 2 €, quand elle n'est pas gratuite. Et quand on lit les avis donnés par les camping-caristes français, une nuitée facturée au-delà de 7 à 10 € est perçue comme chère. Le plus grand réseau français d'aires pour camping-cars facture environ 12 € par nuit, tous services compris.


Jusqu'à présent, c'était contraignant mais gérable. Mais à l'approche de la fin octobre, les campings ferment pour l'hiver. Dès le mois de novembre, il n'y a quasiment plus aucune possibilité de faire les services.

J'aimerais bien que les youtubeurs qui ont voyagé en Écosse jusqu'à Noël l'an dernier m'expliquent comment ils ont fait. En fait, non, je préfère ne pas le savoir.


Nous ne voulons pas voler de l'eau dans les cimetières ou les toilettes publiques avec des bidons, et nous ne voulons pas nous débarrasser de nos eaux usées dans des fossés ou au fond d'un parking, à la nuit tombée.

C'est un comportement que nous réprouvons et qui ternit l'image des voyageurs-campeurs.


Nous pensions poursuivre notre périple écossais en direction de l'île de Skye, qui est l'une des destinations phares de l'Écosse, mais TOUS les campings de l'île sont fermés après Halloween. Le seul à être ouvert toute l'année indique sur son site internet qu'il est exceptionnellement fermé pour cause de maladie.


Et visiter Glasgow en plein sommet international sur le climat n'est pas une bonne idée, la ville est en état de siège.


Bref, nous avons décidé d'arrêter là pour l'Écosse.


Nous quittons le Royaume-Uni, en direction de latitudes plus hospitalières en hiver.

Mais c'est avec la ferme intention du revenir dès le printemps prochain, probablement en passant d'abord par l'Irlande.


Ce n'est qu'un Au Revoir.




3 commentaires


Dominique Andlauer
Dominique Andlauer
19 nov. 2021

J'ai peu de souvenirs marquants. Parmi ceux-ci, celui de Denis me disant "encore 37 ans et demi" lors de la remise des diplômes à l'ENSAIS. Je rigole d'aise en lisant ce journal de voyage!

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fengam
fengam
11 nov. 2021

Pour les régions plus hospitalières en hiver, il va falloir mettre le cap bien plus au sud, et c'est vrai que les infrastructures y seront probablement plus nombreuses dans des contrées habituées à ce type de véhicule et des services nécessaires au quotidien.


Pour autant la ballade semble avoir été belle.

Merci pour le partage.

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thierry paris
thierry paris
09 nov. 2021

Pas cool. Et inattendu ! Dommage pour l'ile de Skye !

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