Embrayage cassé au Maroc
- Denis

- 22 oct. 2022
- 2 min de lecture
Ce dimanche, peu après avoir pris la route pour le trajet du jour, nous avons été victimes d'une panne d'embrayage. J'ai pu rouler sans changer de vitesse jusqu'au prochain contrôle routier et mettre le camping-car en sécurité au bord de la route, juste avant de caler à côté du poste des gendarmes royaux.
L'un des gendarmes, prénommé Soufiane et parlant bien le français, a passé des coups de fil pour nous trouver une dépanneuse capable de transporter un véhicule du gabarit de notre camping-car.

Lorsque nous sommes partis avec la dépanneuse, Soufiane avait terminé son service. Quand nous sommes arrivés chez le garagiste, il était là, pour s'assurer que nous soyons tout de suite pris en charge. Nous avons patienté pendant la réparation, qui a nécessité de démonter tout le train avant, bien installés à l'ombre avec un thé marocain offert par le garagiste.

Verdict après le démontage : butée d'embrayage cassée. Nous avons juste eu le temps d'aller au magasin de pièces automobiles local avant qu'il ne ferme, et il en avait une en stock. De retour au garage, Soufiane était là, pour voir si tout allait bien !
À 19 heures, le mécanicien a entrepris de tout remonter, au moment même où la nuit tombait et que le muezzin appelait les fidèles à la prière du coucher du soleil. Il a travaillé jusqu'à 22h45 ! Nous avons dormi sur place, dans le camping-car.

Le lendemain matin, il n'y avait plus grand-chose à faire et nous avons pu reprendre la route à midi, non sans avoir remercié tous ceux qui nous ont aidés. La petite fille du gendarme a eu droit à une visite guidée du camping-car.
Au final, nous sommes tombés en panne à midi, un dimanche, et nous avons pu reprendre la route le lendemain à midi. Nous avons pu rattraper le reste du groupe à Ouarzazate, pour poursuivre le voyage en commun.
Cette expérience a certainement été le meilleur moyen d'apprécier la légendaire gentillesse des Berbères. Elle nous a aussi plongés dans le "vrai" Maroc : un univers parallèle où, après s'être écarté des rues principales, on pénètre via des routes en terre défoncées dans une fourmilière grouillant de petits ateliers où on ne rechigne pas à travailler dur - quand il y a du travail - et où le système D règne en maître.
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